« – Monsieur Ye, à lire vos écrits, je savais que vous étiez homme à aimer un ouvrage comme La Dame aux camélias. Croyez-moi, les femmes du genre de la dame aux camélias existent vraiment, c’est- à-dire celles qui paient les hommes d’ingratitude. Est-ce par amour qu’elles agissent ainsi ? »

Confessions inachevées, p.  26

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En librairie le 22 octobre 2020

ISBN : 979-10-97594-94-7
Format : 14 x 21 cm
Pagination : 240  pages
Prix : 18, 90 €

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Traduit du chinois par Marie Laureillard

C’est à la sortie d’une librairie que le célèbre écrivain Ye rencontre une de ses anciennes connaissances, Han Feijun. Ce jeune homme, jadis riche et dandy, ne ressemble plus à celui qu’il avait connu. L’échange se transforme vite en confession, d’abord par la proposition que Han lui fait de lire les carnets intimes qu’il a écrits pendant une période de dépression, puis en conversations à l’hôpital où il est soigné. Là, M. Ye fait la connaissance de sa petite fille, puis, ensuite, de celle qui a bouleversé la vie du jeune homme, Chen Yanzhu. Son histoire ressemble à s’y méprendre à celle de La Dame aux camélias. Si on ne peut dire que la jeune femme est une courtisane, sa notoriété en tant que vedette de la chanson et de la danse en fait l’égérie d’un monde que rejette le père du jeune homme dont le train de vie dépend. Il s’agit donc bien d’une histoire d’amour impossible rongé par la jalousie, sur fond d’incompréhension de la relation entre homme et femme dans les années trente à Shanghai.

YE Lingfeng (1905-1975), né à Nankin, est une figure littéraire importante des années 1920, 1930. D’abord peintre, surnommé le « Beardsley chinois », il adhère à la société littéraire Création, aux côtés de Yu Dafu, son mentor. Il édite plusieurs revues littéraires et publie de nombreux romans dont Wei wancheng de chanhuilu (Confessions inachevées) en  1936. En 1938, il se fixe définitivement à Hong Kong où il poursuit ses activités éditoriales. Marqué par une veine confessionnelle empreinte de romantisme, c’est un écrivain représentant de la littérature moderniste au style vivifiant et haut en couleur, adepte du courant littéraire « néo-sensationniste » d’inspiration japonaise.

Confessions inachevées est le premier roman de Ye Lingfeng traduit en français.

Marie Laureillard, la traductrice,est maître de Conférences en études chinoises à l’université Lumière Lyon 2 et membre de l’Institut d’Asie orientale. Elle est l’auteure notamment d’Illustrer Shanghai en 1930 : les revues Shanghai Sketch et Modern Sketch (à paraître). Elle a traduit du chinois romans, nouvelles et poésies, dont Récit de lune de Guo Songfen (Zulma, 2007), Le goût de la pluie de Shi Zhecun (Gallimard, 2011) et Le veilleur de nuit de Yu Kwang-chung (Circé, 2020).

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